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Quand les vacances à Toulon deviennent source d'angoisse
Photo : Pexels
13 juillet 2026·5 min de lecture

Quand les vacances à Toulon deviennent source d'angoisse

Dhia-Dine Trabelsi

Dhia-Dine Trabelsi

Psychanalyste · Toulon

Le paradoxe des vacances : quand le repos inquiète

Vous avez attendu ces vacances pendant des semaines. Et pourtant, dès les premiers jours à Toulon — la mer devant vous, le soleil, le temps libre —, quelque chose ne va pas. Une tension dans la poitrine. Une agitation sans objet précis. Peut-être même une attaque de panique sur la plage du Mourillon, là où tout le monde semble parfaitement détendu.

Ce vécu est souvent accompagné d'une honte silencieuse : « Je devrais être heureux. Qu'est-ce qui m'arrive ? »

Il est important de le dire clairement : vous n'êtes ni fragile, ni ingrat, ni bizarre. Ce que vous traversez a une logique interne, et elle mérite d'être entendue plutôt que combattue.

Ce que le cadre fait pour nous, sans qu'on le sache

Dans la vie quotidienne, la structure — les horaires, les tâches, les obligations — remplit une fonction psychique discrète mais réelle. Elle délimite le temps, oriente l'attention, donne un fil conducteur à la journée. Pour certaines personnes, ce cadre externe agit comme un contenant : il tient quelque chose à distance.

Quand ce cadre disparaît brutalement, comme c'est souvent le cas au début des vacances, ce qu'il contenait peut remonter à la surface. Non pas parce que les vacances sont dangereuses, mais parce que l'espace s'ouvre — et que cet espace peut être habité par des pensées, des affects ou des questions que le rythme du travail laissait peu de place à traverser.

« Ce n'est pas le repos qui angoisse. C'est ce que le repos laisse entendre. »

Ce que l'on observe fréquemment

Voici ce que certaines personnes décrivent dans ces moments :

  • Une agitation intérieure qui ne correspond à rien de visible dans l'environnement
  • Un sentiment de vide ou d'inutilité malgré l'absence d'obligations
  • Des pensées intrusives qui surgissent dès que l'activité ralentit
  • Une hypervigilance corporelle : on scrute ses sensations, on s'inquiète de sa propre tranquillité
  • Parfois, une attaque de panique qui semble tomber du ciel, sans déclencheur apparent

Ces manifestations ne signifient pas que quelque chose « cloche » en vous. Elles signifient que quelque chose cherche à être entendu.

Ce que la psychanalyse observe dans ce phénomène

D'un point de vue psychanalytique, l'angoisse n'est pas un dysfonctionnement à supprimer — c'est un signal. Elle indique qu'un conflit interne, une question sur soi, ou un affect longtemps mis à l'écart tente de se frayer un chemin vers la conscience.

Le travail et ses contraintes peuvent, pour certaines personnes, fonctionner comme un évitement organisé : tant qu'on est occupé, on n'a pas à se confronter à certaines questions fondamentales. Qui suis-je en dehors de ce que je fais ? Qu'est-ce que je désire vraiment ? Qu'est-ce que j'évite depuis longtemps ?

Les vacances, en levant ce voile d'activité, peuvent rendre ces questions soudainement présentes — et leur présence peut être vécue comme menaçante avant d'être vécue comme libératrice.

Ce n'est pas une faiblesse : c'est une invitation

Il n'y a aucune raison de se juger pour cela. L'angoisse de vacances ne dit pas que vous êtes incapable de vous reposer. Elle dit peut-être que vous avez construit, au fil du temps, un rapport au monde fondé sur l'action, la performance, le contrôle — et que ce rapport a ses propres limites.

Reconnaître cela, c'est déjà un premier pas.

Un exercice pour traverser le moment d'angoisse

Si vous sentez l'angoisse monter — tension dans la gorge, cœur qui s'emballe, impression de danger sans objet — voici une pratique simple à essayer :

  1. Posez les deux pieds à plat sur le sol (ou le sable). Sentez le contact.
  2. Nommez cinq choses que vous voyez autour de vous, à voix basse ou mentalement.
  3. Inspirez lentement pendant 4 secondes. Retenez 2 secondes. Expirez pendant 6 secondes. Répétez 4 fois.
  4. Posez une main sur votre sternum et dites intérieurement : « Ce que je ressens est réel, et je n'ai pas besoin de le fuir. »

Cet exercice ne vise pas à faire disparaître l'angoisse, mais à modifier votre relation à elle — à ne plus la fuir comme une ennemie, mais à l'accueillir comme une information sur votre monde intérieur.

Certaines personnes trouvent que cette pratique régulière, associée à un espace de parole, leur permet progressivement de tolérer davantage l'incertitude et le vide — sans en avoir peur.

Quand consulter un psychanalyste à Toulon ?

Il peut être utile de consulter si vous reconnaissez l'un de ces signes dans votre expérience :

  • Les vacances sont systématiquement anxiogènes, quelle que soit leur destination ou leur durée
  • Vous ressentez une incapacité à vous reposer malgré une fatigue réelle
  • Des attaques de panique surviennent dans des contextes de détente ou d'absence de structure
  • Vous avez l'impression que votre valeur personnelle est liée à votre productivité, et que sans elle, vous ne savez plus très bien qui vous êtes
  • Vous portez une honte ou une incompréhension face à votre propre vécu

Ces expériences ne sont pas des anomalies à corriger. Elles peuvent être l'entrée d'un travail sur soi profond et durable.

Ce que je propose

Je suis Dhia-Dine Trabelsi, psychanalyste à Toulon. Je reçois des personnes qui traversent des états d'angoisse, des attaques de panique, ou qui sentent que quelque chose en elles cherche à être compris — sans toujours savoir quoi.

Mon travail ne consiste pas à vous donner des réponses toutes faites, mais à créer un espace où votre parole peut se déployer librement, sans jugement. Ce que vous vivez pendant ces vacances a peut-être quelque chose à vous dire sur vous-même — et cela mérite d'être exploré à votre rythme.

Si vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire, n'hésitez pas à me contacter. Un premier entretien ne vous engage à rien — il vous permet simplement de voir si cet espace vous convient.

Vous vous reconnaissez dans cet article ?

Si cet article fait écho à votre situation, je vous accompagne au cabinet à Toulon. Chaque consultation est adaptée à vos besoins.

Dhia-Dine Trabelsi

Dhia-Dine Trabelsi

Psychanalyste · Toulon

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Questions fréquentes

Oui, cela arrive plus souvent qu'on ne le croit. L'absence de structure peut laisser émerger des tensions internes habituellement mises à distance par l'activité quotidienne. Consulter un professionnel peut aider à comprendre ce qui se passe.
Pour certaines personnes, le cadre du travail remplit une fonction contenante. Quand il disparaît, des affects ou des questions longtemps évités peuvent remonter. Ce n'est pas une faiblesse, c'est un signal qui mérite attention.
Ancrez-vous dans le présent : sentez vos pieds au sol, nommez ce que vous voyez, respirez lentement (4 secondes d'inspiration, 6 secondes d'expiration). Si cela se répète, il peut être utile d'en parler à un professionnel.

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Cet article est à visée informative et ne constitue pas un avis médical.

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